20.1.26

C’était un… 20 janvier..

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• 288  : mort de Saint Sébastien, martyr.


Né à Narbonne et renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi.
Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour ; il s’y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes.

Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices. Il fut pour les païens l’occasion d’une foule de conversions : la grâce de Dieu était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.
Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l’empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de Jésus-Christ : « Quoi! lui dit Dioclétien, je t’ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l’ennemi de l’empereur et des dieux? – J’ai toujours invoqué Jésus-Christ pour votre salut et la conservation de l’empire, reprit Sébastien, et j’ai toujours adoré le Dieu du Ciel. » »
L’empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d’archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit : « Quoi! Tu es Sébastien, que j’avais ordonné de faire mourir à coups de flèches? » « Le Seigneur, dit Sébastien, m’a guéri, afin de protester, en présence de tout le peuple contre l’injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l’empire. »
L’empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâton, et Sébastien acheva ici son sacrifice.
On l’invoque avec succès contre la peste et les maladies contagieuses.

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• 1840 : Jules Dumont d’Urville, officier de marine et explorateur français qui mena de nombreuses expéditions, découvre l’Antarctique, le « sixième continent », et offre à la France la Terre Adélie.

• 1951: fin de la bataille de Vinh Yen, en Indochine, qui se conclut par une grande victoire française.

Entamée le 13 janvier, cette bataille opposa les forces de l’Union française à celles du Việt Minh, et se solda finalement par une victoire tactique et stratégique décisive des Français, commandés par le général de Lattre de Tassigny, sur leurs adversaires, menés par Võ Nguyên Giáp.

Cette remarquable réussite de l’Union française marqua un véritable tournant dans le déroulement du conflit, surtout après les événements de la RC 4.

Description de cette image, également commentée ci-après• 1938 : Émile Cohl meurt à Villejuif.

De son vrai nom Emile Courtet et né en 1857, il fut un dessinateur français et est considéré comme l’inventeur du dessin animé.
Il créa le plus ancien dessin animé sur pellicule de cinéma connu à ce jour, Fantasmagorie, qui fut projeté pour la première fois le 17 août 1908, au théâtre du Gymnase à Paris, pour la société Gaumont.

De 1908 à 1923, Émile Cohl réalisa trois cents films (seuls 65 ont été retrouvés à ce jour) , pour la plupart des films précurseurs en matière de cinéma d’animation, puisqu’il maniait avec autant de bonheur le dessin que les allumettes, le papier découpé ou encore les marionnettes, ou les… les citrouilles !
« La créativité tant technique qu’artistique exprimée dans son œuvre connue en font l’un des précurseurs les plus inventifs et les plus importants du septième art. » (wikipedia)

Pendant un moment, il a travaillé avec Edouard Drumont, père du nationalisme français, et réalisé les unes de La Libre Parole illustrée, supplément hebdomadaire illustré au quotidien La Libre Parole.

Son nom a été donné à une distinction qui récompense chaque année un film d’animation : le prix Émile Cohl.
Un square du 12e arrondissement de Paris porte son nom. Jusqu’à quand ?
À Lyon, une école de dessin, l’École Émile Cohl, a été créée en 1984.

https://www.contre-info.com/


12.1.26

Comment la France a inventé un pays, l’Algérie…

  

Je remercie Louis-Henri de Lignières d’avoir partagé ces « Archives militaires françaises » sur la conquête de ces territoires d’Afrique du Nord par la France en 1830.

Elles nous apprennent un bon nombre d’informations que nous ignorions, NOUS, Président, Gouvernement et peuple de France mais également VOUS, Président, Gouvernement et peuple d’Algérie.

Ce que nous savons c’est que quand l’armée française débarque à Alger, en 1830 : « Elle ne prend ni un État ni un territoire, même pas une entité politique identifiable. Elle saisit une ville corsaire, un beylik côtier sans frontières et sans arrière-pays. »
Ce que nous ignorions c’est que : « L’essentiel de ce territoire, donc environ 80 % de l’Algérie actuelle– sera inventé, mesuré, annexé, puis présenté comme une continuité naturelle. Des territoires sahariens marocains du Touat, du Gourara, du Tidikelt et de Tindouf aux zones prises à la Tunisie, à la Libye, au Niger et au Mali. »

Voici ce qu’en disent les archives militaires françaises : « Elles démontrent comment l’Algérie est passée d’une province ottomane sans nom que les Turcs appelaient « Dar el Dey », un port de corsaires que la France nommera à partir de 1830 « régence d’Alger », à l’Algérie post-indépendance d’aujourd’hui. Elles expliquent comment l’Algérie conquise par la France s’est accaparé les territoires de ses voisins et notamment du royaume du Maroc, et a ainsi évolué d’une superficie de 500 000/700 000 km² à une superficie de 2 381 741 km². Voilà comment ces territoires sont devenus un pays plus grand que la France, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne réunis.

Ces 500 000/700 000 km² (confirmés par les historiens Julien, Ageron, Ruedy, Kaddache, Merouche), soit 21 % ou 29 % du pays actuel, constituaient un « territoire qui était divisé en trois beyliks indépendants dans leur administration ». Alger, résidence du patron des corsaires et seule apte à payer des impôts aux Ottomans grâce au rançonnage des navires commerciaux qui sillonnaient la Méditerranée. Il n’exerçait aucun pouvoir sur les trois autres beyliks : celui de l’Est (qui sera appelé par les Français beylik de Constantine), de l’Ouest (qui sera nommé beylik d’Oran) et de Titteri (confondu ultérieurement avec la régence d’Alger).

La première imposture commence en 1830. Ce que la France envahit le 5 juillet, ce n’est pas un État, encore moins un espace cohérent et borné. La régence d’Alger n’est pas un État. C’est un port entouré de quelques plaines. Une excroissance ottomane administrée par un dey dont l’autorité ne dépasse guère les murailles d’Alger. Les troupes françaises ne prennent pas un pays : elles prennent une ville dépourvue de souveraineté sur les autres beyliks. « Il n’y a pas de frontière à proprement parler », c’est un « pouvoir urbain côtier appuyé par des garnisons turques qui ne descendent jamais plus loin que Biskra ».

« La souveraineté extérieure de la régence d’Alger s’établit sur un territoire inconnu. Lorsque les Français prennent Alger, ils n’ont aucune idée claire de l’espace qu’ils s’apprêtent à occuper. « On ne sait pas exactement ce que recouvre, ni territorialement ni socialement, le terme devenu ”Algérie”. »

Les Français prennent possession d’un territoire non défini, que les militaires appellent tour à tour « Barbarie », « régence d’Alger », « pays d’Alger », parfois même « Maghreb mitoyen ». Un territoire flou. « Le terme le plus couramment employé par les Français en 1830 est celui de “régence d’Alger”. » Il n’y a aucun État à l’intérieur des terres. Le pouvoir du dey n’existait réellement que dans la ville d’Alger, et se limitait à des relations diplomatiques avec les trois beyliks « en rivalité permanente, gouvernés par des beys autonomes, sans cohésion politique, sans institutions unificatrices ».

La France va donc « inventer un pays », en lui attribuant des contours, une cohérence, un imaginaire, bref : une géographie politique. L’Algérie n’est pas seulement conquise ; elle est fabriquée. Elle naît d’une série de compas plantés sur une carte comme on découperait un gâteau marocain trop tentant pour être laissé entier à son propriétaire.

Construire un territoire : c’est exactement ce que l’Algérie française a fait. Et qu’elle a offert à l’Algérie indépendante, en 1962, qui l’a hérité tel quel, sans correction, et de se proclamer, de manière hautaine, pays-continent.

 Voici le détail chiffré du territoire marocain spolié
L’Algérie française a annexé des terres relevant de la Tunisie, de la Libye, du Mali et du Niger, mais l’appropriation la plus spectaculaire est celle opérée sur le royaume du Maroc. Voici le détail en nombre de km² de cette spoliation, pour la première fois révélée dans la presse :
Province de Touat, incluant Gourara – Tidikelt – In Salah : selon les dossiers coloniaux du service géographique de l’Armée : jusqu’à 450 000 km² si on inclut les zones nomades des ksour marocains.
Ce bloc de territoires sahariens est le cœur des territoires marocains attribués à l’Algérie.
Région de Tindouf – Hassi Beïda – Hassi Khebbi : de 100 000 à 120 000 km². Cette zone fut marocaine sans contestation jusqu’au début du XXe siècle. Les estimations modernes de la CIA et des cartographes français convergent : environ 110 000 km².
 Région de Tlemcen – Mascara – Colomb-Béchar – Kenadsa – Abadla :  de 80 000 à 90 000 km². Colomb-Béchar fut administrée par la France tantôt depuis l’Algérie, tantôt depuis le Maroc, notamment de 1884 à 1902).

On arrive à un total approximatif d’entre 530 000 à 620 000 km², c’est-à-dire environ un quart de l’Algérie actuelle.

Il manque donc 1,5 à 1,9 million de km² pour parvenir à l’Algérie actuelle. Ces trois quarts seront conquis entre 1870 et 1902, principalement lors de l’annexion du Touat, du Tidikelt et du Gourara entre 1900 et 1902, et des territoires des quatre autres pays limitrophes. Autrement dit, le Maroc a perdu environ 55 % de son territoire, principalement entre 1845 (Lalla Maghnia) et 1902 (prise de Touat). Et ce fut la naissance de « l’invention du Sahara algérien ».
Le Sahara n’appartenait pas à l’Algérie.
Il ressort de ces archives que le Sahara ne relevait absolument pas de l’Algérie avant 1902.
Les Ottomans n’y exerçaient aucun acte de souveraineté.

Le même constat est fait également concernant la Kabylie, territoire montagneux à l’accès difficile que les Ottomans ont toujours dédaigné : « L’incapacité à penser l’Algérie comme une entité étatique constituée, l’occupation d’enclaves séparées par de larges territoires non accessibles (la Kabylie notamment), les incertitudes sur le projet colonial lui-même caractérisent la décennie qui suit le débarquement. » Il n’y a aujourd’hui aucune trace des Ottomans en Kabylie, ni toponymie, ni bâtisse officielle, ni autorité beylik ancienne, et cela explique en grande partie les revendications du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), indépendantiste, fondé en 2001 par le poète et chanteur lyrique Ferhat Mehenni.

Les Ottomans n’exerçaient leur souveraineté que jusqu’aux limites du Tell ». Même au moment où Bugeaud achevait cette conquête du Tell en 1847, le Sahara demeurait totalement étranger à la colonie.
Le Sud profond – Saoura, Touat, Gourara, Tidikelt – est un angle mort. Il fonctionnait selon des logiques radicalement étrangères au monde ottoman. Les zaouïas, « notamment celles du Tafilalet et du Drâa, structuraient le paysage politique ». La souveraineté commerciale, portée par les caravanes, était tournée vers le Tafilalet marocain, jamais vers Alger. De même pour la souveraineté fiscale : « les oasis versaient des dons, ziyara ou redevances ponctuelles au Makhzen marocain ».

Il n’existe aucune trace du rattachement de ces vastes territoires à Alger. « Les Français découvrent un système de dépendances et de relations qui n’a rien à voir avec l’organisation ottomane ».

Le Sahara aujourd’hui algérien était historiquement rattaché aux autorités chérifiennes du Maroc (dynasties mérinide, wattasside, saadienne, alaouite). Les qadis (magistrats) étaient formés dans les cercles de Fès. Les qaïds (gouverneurs) étaient nommés par les sultans marocains. Les caravaniers appartenaient aux réseaux du Tafilalet. Aucune source ottomane ne fait mention du Touat comme territoire de la Régence d’Alger.

Ainsi, « la connaissance imparfaite du pays est utilisée pour construire une Algérie en fonction des besoins de la colonisation ». Les Français héritent d’une régence sans territoire, sans frontières définies, sans administration étendue. La colonisation a donc dû inventer un espace, le remplir, le nommer, le mesurer, puis le rattacher à une entité administrative. C’est cette construction – et non une réalité historique antérieure – qui fonde l’Algérie contemporaine. Les Bureaux arabes constatent que le pouvoir d’Alger ne dépasse pas les zones densément peuplées du Nord.

La conquête du Sahara

En 1847, la France célèbre la fin de la « conquête de l’Algérie ». En réalité, la Kabylie est encore indépendante (prise en 1857), le Mzab est indépendant (conquis en 1882), le Sahara est totalement entre les mains du Royaume chérifien (conquis entre 1882 et 1902) le Touat, le Tidikelt, le Gourara ne tomberont qu’en 1900-1902. Autrement dit : en 1847, 80 % de l’Algérie actuelle échappe à la France. Le Sahara – les quatre cinquièmes de l’Algérie actuelle – n’a toujours pas été conquis. La France détient le littoral, les plaines du Tell, les capitales beylicales.

La chute du Second Empire en 1870 marque un tournant géopolitique majeur en France. Jusqu’alors, l’Algérie n’est qu’une colonie côtière, un prolongement européen au sud de la Méditerranée. Mais la République, dans une logique d’expansion continentale, cherche à relier ses possessions d’Afrique du Nord à celles d’Afrique de l’Ouest. Le Sahara devient soudain un enjeu stratégique majeur. Paris veut créer un « continuum territorial du Maghreb au Soudan français » et c’est dans ce contexte que « naît l’idée d’un Sahara algérien ».

Dans les archives militaires, le constat est récurrent : le Sahara n’est pas connu, donc il faut le cartographier pour le posséder. Des missions d’exploration militaires vont s’atteler à produire des croquis, des cartes, des relevés topographiques et, peu à peu, transforment le désert en un espace administrable. À partir de 1880, un nouveau récit apparaît dans les rapports militaires : « Le Sahara appartient naturellement à l’Algérie ». L’enjeu était de donner une assise territoriale à la colonie en formation », la France décrétant qu’il doit appartenir à l’Algérie.

Entre 1800 et 1900, la conquête militaire se prépare. Durant cette période, des garnisons apparaissent à Laghouat, Ghardaïa, Biskra ; des colonnes avancent vers la Saoura ; les officiers établissent les premières cartes précises du Touat. La France prépare la dernière phase de l’annexion. Une partie du Sahara, la plus importante, encore autonome en 1899, se verra prise en trois ans. L’Algérie actuelle naît entre 1900 et 1902, et non en 1830.

En 1900, le commandant Cottenest prend In Salah, capitale religieuse du Tidikelt et ville la plus méridionale dans le Sahara. Cette prise ouvre à la France la porte du désert vers l’Afrique. Les Marocains tiennent plusieurs mois, mais la supériorité française est écrasante : artillerie, mitrailleuses, renforts levés à Alger. In Salah tombe. Le Tidikelt est annexé.

En 1901, les Français lancent une opération majeure : prendre le Touat et le Gourara, les deux oasis les plus importantes du sud-ouest algérien. Les structures religieuses sont démantelées, les zaouïas placées sous surveillance, les gouverneurs du sultan marocain destitués ou assassinés. En quelques mois Aoulef tombe, ainsi que Timimoun, Adrar, Tamentit, Ouled Saïd. Le rattachement est immédiat.

Paris publie alors une série de décrets intégrant ces territoires dans les départements algériens. La perte du Touat par le Maroc marque un basculement géopolitique majeur.

En 1902, la France proclame la fin de la conquête saharienne. La France peut désormais rédiger les premières cartes d’un territoire continu allant de la Méditerranée jusqu’au Niger.
Le Maroc perd son espace saharien oriental. L’Algérie gagne 1,5 à 1,9 million de km². La carte du Maghreb est redessinée artificiellement. Des populations sahariennes autonomes sont intégrées de force à l’Algérie française. Sans le Touat, le Tidikelt, le Gourara, l’Algérie serait un pays d’environ 600 000 km².

En 1905, Paris impose au Maroc un traité reconnaissant l’annexion du Touat, du Tidikelt et du Gourara par l’Algérie française. Le Maroc est affaibli. Il ne peut s’opposer. La France coupe définitivement les liens historiques entre le Tafilalet et le Sahara oriental.

62 ans plus tard, l’Algérie indépendante continue de brandir comme héritage historique une carte que ses ancêtres n’ont jamais dessinée, et dont elle revendique la sacralité comme si elle relevait d’un droit divin. Pourtant, sous la poussière des archives coloniales, une évidence demeure : l’Algérie actuelle n’est pas le produit de l’histoire, mais celui d’un legs colonial.
En 1962 la France a offert à l’Algérie, devenue indépendante, un immense territoire qui ne lui appartenait pas et dont elle tire depuis sa principale ressource, ces plus importants profits : le pétrole et le gaz.
Jamais ce proverbe n’a jamais été à ce point d’actualité : « Fais du bien à Bertrand (à l’Algérie) il te le rend en caguant ».

Manuel Gomez

10.1.26

Des milliers de Maghrébins ont combattu la France aux côtés des nazis

Par: Manuel Gomez !!!..

Il me semble nécessaire de rafraîchir certaines mémoires et, tout en rendant hommage aux régiments coloniaux qui participèrent à la libération de la France, de rappeler qu’en 1943 ils étaient composés de 410 000 mobilisés  (57 % de Maghrébins et 43 % de « pieds-noirs » (soit 16 % de la population française d’Algérie, la communauté la plus engagée dans ce conflit mondial).
Il est donc faux de prétendre, par exemple, que l’armée du général de Lattre de Tassigny était composée de 60 % de Maghrébins car, dans ce pourcentage sont incorporés les « pieds-noirs », assimilés donc aux Arabes.
L’armée de Lattre se composait en réalité de 50 % de Maghrébins, 32 % de Français d’Algérie, 10 % d’Africains et  8 % de métropolitains.

En revanche il est intéressant de rappeler, et c’est l’objet de cet article, que des milliers de Maghrébins combattirent aux côtés des nazis contre la France et ses alliés, et que des milliers poursuivirent leurs exactions après-guerre en Algérie.
Notamment la Brigade nord-africaine, créée par Henri Lafont et la star du foot de l’époque, Alexandre Villaplana, et financée et armée par l’homme d’affaire israélien Joseph Joanovici. Combattants recrutés parmi les immigrés maghrébins de la région parisienne, composée surtout d’Algériens et dirigée par le capitaine Mohamed El Maadi.
Cette brigade se distingua surtout par les pillages, les viols et les exactions commis dans les régions de Tulle, Bergerac et Montélimar. Elle fut surnommée SS Mohamed et se composait de membres du PPA (Parti Populaire Algérien) et de transfuges du Parti communiste français, notamment 5 000 membres, ce qui fournit le gros de l’encadrement.
Citons également le cas de Saïd Mohammedi, dit Si Nasser, aspirant de l’armée française qui s’engagea volontairement dans les Waffen-SS et devint lieutenant d’une Panzer division sur le front de l’Est. Il fut décoré de la croix de fer directement par Hitler.
Si Nasser fut envoyé en mission de sabotage en Algérie, dès l’été 1944, dans la région de Tébessa.
Condamné aux travaux forcés à perpétuité, il rejoint le FLN en 1952 et, en 1957, assume le massacre du village de Melouza (315 habitants, enfants, femmes, vieillards et même les animaux domestiques) exterminés par le FLN parce qu’ils refusaient de collaborer).
Nommé colonel et chef d’état-major de l’ALN, puis chef de la willaya 3 et, par la suite, député et ministre, il sera disgracié par le Président Boumédiène et, après avoir rejoint les rangs islamistes du FIS, en 1989 en Algérie, il mourra à Paris le 5 décembre 1994.
Et puisqu’il est question des indigènes, citons le cas du bataillon Deutsch-Arabische 845, créé en 1943 et composé de Nord-Africains, notamment 10 000 Tunisiens. Il combattra en Grèce, Croatie et fut totalement écrasé en s’opposant aux Anglais, en Tunisie.
Il me paraissait nécessaire d’éclairer les jeunes générations qui, très certainement, l’ignoraient totalement, puisqu’on s’est bien gardé de le leur enseigner.

Et par la même occasion aux Algériens et en particulier au Maghrébin-Européen Mélenchon qui, lui, s’en souvient très certainement.

Manuel Gomez


6.1.26

L'Europe surprise par le système Schengen ..


L'Europe surprise par le système Schengen ..

L'Europe surprise par le système Schengen ..Par: Sylvestre Brunaud..

Mesdames ,Mesdemoiselles ,Messieurs..

Un billet de 15.02.2016 

Combien faudra encore de morts pour faire ouvrir les yeux a l'Europe et surtout nos dirigeants .." Quand le comprendront ils ? " est la question que je me pose ..
L'Europe pavane depuis des années étant surpris subitement la cause fatale, qui n'était pas préparée à ce type d'attaque et la France n'est pas seule à avoir refusé de regarder la réalité en face, même après les attentats de janvier. Daech n'a jamais caché ses objectifs de faire envahir l’Europe par des réfugiés et de s’attaquer à nos symboles par la terreur. L’intelligence de Daech est d’avoir su exploiter les moindres failles et les points faibles des régimes démocratiques européens, qui de leur côté ont préféré continuer à croire que le conflit se limitait au Proche-Orient et ne les concernait pas directement.

Aujourd’hui, pour faire face à cette nouvelle réalité qui explose en pleine figure de nos dirigeants, il y a trois piliers qui doivent être nos priorités : la surveillance de nos frontières, améliorer nos services de renseignements et les adapter à la réalité de terrain et mener des actions préventives en internes mais également à l’extérieur de la France (qui ne sont pas nécessairement des bombardements).

Les conflits de civilisations ne se sont pas arrêtés à la fin de la seconde guerre mondiale comme on aime à nous le faire croire par tous ses fantassins de gauche de la dernière lune , et la démocratie s’est endormie sur ses lauriers laissant le terrorisme islamique s’engouffrer dans la brèche. Il est donc absolument nécessaire de reprendre en main nos frontières européennes et internes et en particulier celles avec la Turquie, chantre du double langage et de la trahison, trahison dans laquelle, comme ainsi Merkel y trouva son compte un moment avant de faire semblant de se rétracter.

Le renseignement devra accroitre son efficacité et cela passera automatiquement par une réforme de la législation permettant les écoutes des terroristes potentiels, des gardes à vue pouvant dépasser les quinze jours le temps d’échanger et de croiser les informations avec les pays partenaires. Nombreux sont ceux qui nous avaient mis en garde, et auxquels nous n’avons pas su prêter attention. Cela passe également par une politique de la France trop longtemps pro-arabe qui nous assurait une « paix » et n’aura donné à la France que la guerre et le déshonneur. Déshonneur d’avoir choisi des dictatures théocratiques pétrolières contre des valeurs démocratiques.

Quand on est en guerre, il ne faut pas avoir peur de tuer, et il ne faut pas avoir peur d'être tué ! Les frappes aériennes en Syrie ou en Irak ne seront pas la solution et il faudra toucher les points de vulnérabilité de Daech par des attaques au sol car avec une vraie coalition des mouvements au sol sont possibles et nécessaires.

Et pour finir, il faut absolument fermer toutes mosquées prêchant le salafisme, et toutes mosquées dont l’imam ne parle pas français. Et surtout que l’on arrête de nous dire que le coran ne parle que d’amour et de paix ; le « Mein Kampf d’Hitler » allant souvent moins loin dans la violence des propos. La sémantique a son importance, surtout lorsqu’elle touche une grande part de décérébrés incultes à leur propre Histoire et surtout avides de la réécrire perpétuellement, et pour laquelle la France a honteusement, à travers certaines voix politiques, apporté un crédit révisionniste hallucinant..

Comme je pourrai dire , «le système Schengen est un système qui s’effondre devant nos yeux mais (le couple exécutif) continue à en rêver: c'est non-assistance à peuple en danger»

.Je vous remercie .. Sylvestre Brunaud ..

2.1.26

Prochain combat, les semences... Bruxelles veut réguler le marché des semences, en faveur des Bayer, Monsanto and Co??


Auteur(s)
M. A.
Publié le 02 janvier 2026 - 11:05
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Semences

L’Union européenne (UE) souhaite uniformiser le marché des semences et les dispositions du prochain texte suscitent l’inquiétude et la colère des professionnels. Les ministres européens de l’Agriculture ont approuvé début décembre dernier un mandat pour réviser des règles régissant la production et la commercialisation des matériels de reproduction des végétaux (MRV), annonçant de nombreuses adaptations très mal accueillies par les ONG. Outre l’accord UE-Mercosur et la guerre commerciale entre Bruxelles et les autres superpuissances, les agriculteurs européens font face à un nouvel affront. 

Au début du mois dernier, les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne (UE) ont adopté leur position de négociation sur un nouveau règlement relatif à la production et à la commercialisation de matériel végétal. Le Conseil dit vouloir “moderniser” un cadre fragmenté, dispersé dans plusieurs directives jugées obsolètes. Le projet de règlement entend garantir des semences de “haute qualité adaptées à l'évolution des conditions agricoles et environnementales”, renforcer la compétitivité du secteur stratégique pour la sécurité alimentaire, tout en “facilitant l’innovation” et en “réduisant la charge administrative”.

Des ONG très critiques

“Les nouvelles règles visent à accroître l'agrobiodiversité, à soutenir les variétés de niche et celles adaptées aux conditions locales, et à fournir une plus grande souplesse aux différentes fins d'utilisation pour les obtenteurs, les autres opérateurs professionnels, et les opérateurs non professionnels”, lit-on dans le communiqué. 

Si plusieurs domaines sont exclus comme les matériels forestiers, ornementaux, exportés, hétérogènes biologiques, ceux des banques de gènes ou destinés à des fins scientifiques et de contrôle, le règlement cible les semences et tous les MRV (matériels de reproduction végétative, des fragments végétaux ou des organes qui permettent à une plante de se multiplier à l'identique, créant des clones sans passer par les graines, NDLR).

Les deux piliers existants, à savoir l’enregistrement des variétés et la certification des MRV, restent inchangés, explique le Conseil. À l'opposé, des "adaptations plus pratiques et moins contraignantes”, affirme-t-on, sont à prévoir et concernent un examen VCUD (valeur culturelle et d’utilisation durable, NDLR) obligatoire pour espèces agricoles, pommes de terre et vigne, des exemptions aux contrôles officiels ainsi que des dérogations affinées, y compris pour usages non professionnels et échanges de semences, assorties d’un réexamen cinq ans après.  

Les négociations entre la présidence du Conseil et le Parlement européen devraient commencer au début de l'année prochaine pour parvenir à un accord final sur le texte, présenté par la Commission européenne en juillet 2023.

Le texte suscite des critiques depuis de nombreux mois et les arguments du Conseil de l’Agriculture sont ceux-là même qui inquiètent les professionnels et des ONG. Pour la “modernisation” et la réduction de la “charge administrative”, des organisations comme Arche Noah et le Réseau Semences Paysannes dénoncent au contraire un “cauchemar bureaucratique”. Le projet augmente la charge administrative via des rapports, audits et enregistrements multiples, rendant disproportionnée la gestion pour les petits obtenteurs et “interdisant” de fait les échanges informels des semences paysannes, alors que la lettre commune de plus de 200 ONG avertit contre un recul des droits déjà reconnus aux petits acteurs.

Priorité aux firmes 

Dans son communiqué, le Conseil plaide pour une réduction des “divergences de mise en œuvre” et des garanties “de conditions de concurrence équitables”. Mais cette standardisation des règles profite surtout, aux yeux des ONG, aux grands semenciers, avec les trois firmes (Bayer, Corteva, Syngenta) qui dominent déjà 52 % d’un marché de 75 milliards de dollars en 2024, Bayer seul à 23 %. 

Ces sociétés optent d’ailleurs de plus en plus pour les semences hybrides, qui offrent des rendements "supérieurs" et qui désavantagent les autres variétés sur le plan concurrentiel. Les agriculteurs qui les refusent peinent à dégager des bénéfices et ne peuvent pas multiplier eux-mêmes les semences hybrides, devant s’en procurer régulièrement. 

En outre, les dispositions comme l’examen VCUD obligatoire ou les exemptions de contrôle, semblent ne pas couvrir les échanges de semences paysannes et locales selon les ONG, renforçant la dépendance des agriculteurs aux variétés industrielles uniformes et brevetées tout en réduisant la diversité.

Autre point controversé: les critiques rappellent que les exclusions énoncées comme les banques de gènes et les usages scientifiques laissent les zones sensibles sans protection réelle, et que les lois semblent surtout s’aligner sur les intérêts des multinationales. “La position des ministres de l’Agriculture met en péril ceux qui préservent la diversité agricole. Nous appelons à la raison afin de protéger la résilience de l’agriculture, ainsi que la diversité et la saveur des produits alimentaires”, a déclaré Magdalena Prieler, experte en droit des semences chez Arche Noah.

En 2024, les ventes de semences dans le monde ont atteint 75 milliards de dollars. Selon Arche Noah, celles-ci pourraient atteindre 148 milliards de dollars d’ici 2034.



C’était un… 20 janvier..

•  288   : mort de  Saint Sébastien , martyr. Né à Narbonne et renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin...