10.1.26

Des milliers de Maghrébins ont combattu la France aux côtés des nazis

Par: Manuel Gomez !!!..

Il me semble nécessaire de rafraîchir certaines mémoires et, tout en rendant hommage aux régiments coloniaux qui participèrent à la libération de la France, de rappeler qu’en 1943 ils étaient composés de 410 000 mobilisés  (57 % de Maghrébins et 43 % de « pieds-noirs » (soit 16 % de la population française d’Algérie, la communauté la plus engagée dans ce conflit mondial).
Il est donc faux de prétendre, par exemple, que l’armée du général de Lattre de Tassigny était composée de 60 % de Maghrébins car, dans ce pourcentage sont incorporés les « pieds-noirs », assimilés donc aux Arabes.
L’armée de Lattre se composait en réalité de 50 % de Maghrébins, 32 % de Français d’Algérie, 10 % d’Africains et  8 % de métropolitains.

En revanche il est intéressant de rappeler, et c’est l’objet de cet article, que des milliers de Maghrébins combattirent aux côtés des nazis contre la France et ses alliés, et que des milliers poursuivirent leurs exactions après-guerre en Algérie.
Notamment la Brigade nord-africaine, créée par Henri Lafont et la star du foot de l’époque, Alexandre Villaplana, et financée et armée par l’homme d’affaire israélien Joseph Joanovici. Combattants recrutés parmi les immigrés maghrébins de la région parisienne, composée surtout d’Algériens et dirigée par le capitaine Mohamed El Maadi.
Cette brigade se distingua surtout par les pillages, les viols et les exactions commis dans les régions de Tulle, Bergerac et Montélimar. Elle fut surnommée SS Mohamed et se composait de membres du PPA (Parti Populaire Algérien) et de transfuges du Parti communiste français, notamment 5 000 membres, ce qui fournit le gros de l’encadrement.
Citons également le cas de Saïd Mohammedi, dit Si Nasser, aspirant de l’armée française qui s’engagea volontairement dans les Waffen-SS et devint lieutenant d’une Panzer division sur le front de l’Est. Il fut décoré de la croix de fer directement par Hitler.
Si Nasser fut envoyé en mission de sabotage en Algérie, dès l’été 1944, dans la région de Tébessa.
Condamné aux travaux forcés à perpétuité, il rejoint le FLN en 1952 et, en 1957, assume le massacre du village de Melouza (315 habitants, enfants, femmes, vieillards et même les animaux domestiques) exterminés par le FLN parce qu’ils refusaient de collaborer).
Nommé colonel et chef d’état-major de l’ALN, puis chef de la willaya 3 et, par la suite, député et ministre, il sera disgracié par le Président Boumédiène et, après avoir rejoint les rangs islamistes du FIS, en 1989 en Algérie, il mourra à Paris le 5 décembre 1994.
Et puisqu’il est question des indigènes, citons le cas du bataillon Deutsch-Arabische 845, créé en 1943 et composé de Nord-Africains, notamment 10 000 Tunisiens. Il combattra en Grèce, Croatie et fut totalement écrasé en s’opposant aux Anglais, en Tunisie.
Il me paraissait nécessaire d’éclairer les jeunes générations qui, très certainement, l’ignoraient totalement, puisqu’on s’est bien gardé de le leur enseigner.

Et par la même occasion aux Algériens et en particulier au Maghrébin-Européen Mélenchon qui, lui, s’en souvient très certainement.

Manuel Gomez


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