20.4.26

1962. L'exode des Français d'Algérie ..

 Par Jean-Jacques Jordi, historien

Soixante ans, est-ce suffisant non seulement pour se souvenir sans être meurtri mais aussi et surtout pour passer au crible de la raison une histoire dramatique, faite de haines et de passions, de mépris et d’amour impuissant qui ont agité et qui agitent encore les mémoires ? L’Algérie a fêté ses soixante années d’indépendance et c’est légitime. Les Pieds-Noirs et les Français musulmans rapatriés tentent de se souvenir, essaient de comprendre l’incompréhensible… Pourquoi sont-ils partis dans de telles conditions ?

Corps 1

1962 est l'un des flux migratoires parmi les plus importants dans cette Méditerranée du XXème siècle. Il a concerné près d'un million de personnes. 800 000 d'entre elles ont fui l'Algérie, terre natale où il n'était plus possible de vivre, 120 000 essaieront au prix de multiples allers-retours de croire à une Algérie pluri-ethnique et multiconfessionnelle avant de quitter, à leur tour, dans les deux à trois années qui suivirent, « leur » Algérie.

Les « rapatriements » ne sont pas chose nouvelle : toute décolonisation a donné lieu à des rapatriements quelle que soit la puissance tutélaire ou le pays colonisé. Grande-Bretagne, Pays-Bas, Belgique, France et Portugal pour ne citer que les pays les plus « colonisateurs » s'y sont pliés non sans heurts. En France toutefois -et pour le Portugal plus tard- les rapatriements présentent un caractère particulier tant les conditions dans lesquelles ils se déroulent sont singulières. Reconnaissons que ces mouvements procèdent presque toujours de crises violentes auxquelles l'État français est confronté de 1954 à 1962. La guerre d'Indochine, la fin des protectorats sur le Maroc et la Tunisie, les « affaires » de Suez et de Bizerte, jusqu'à la guerre d'Algérie expriment la brutalité des transitions et les violences de la décolonisation. Inquiétudes et insécurités, méfiances et peurs se font plus présentes que par le passé dans les consciences des communautés, et les Français « d'Outre-mer » redoutent les accessions aux indépendances.

A y bien regarder, la quasi totalité des départs se déroule dans un climat de peur, au mieux dans une suspicion mêlée de crainte. Comment fuir une violence prévisible mais insoupçonnée de part et d'autre ? Comment partir en laissant derrière soi le pays natal, les choses du quotidien, les objets modestes, le plus souvent, d'investissements affectifs ? Nous parlons bien évidemment ici de ceux qui sont partis à la hâte, « Indochinois » après les replis de l'armée française sur Hanoi puis Haiphong, « Marocains » après les événements de Oudjda en 1953, de Khenifra et Kourigba en 1955, de Meknès en 1956, « Tunisiens » après Bizerte, « Égyptiens » à la suite de Suez, jusqu'au grand exode de 1962 qui bouleverse toutes les données.

 

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 1962. Départs des populations européennes d’Algérie (pied-noir).  
©Creuse/ECPAD/Défense
 

Les Accords d’Evian signés le 18 mars 1962 étaient supposés mettre fin à une guerre dont plus personne ne voulait et à la cessation des violences dès le 19 mars à midi. Ils interdisaient tout recours aux actes de violence individuelle et collective, toute action clandestine et contraire à l’ordre public, établissaient un partage des compétences entre un haut-commissaire de France et un exécutif provisoire algérien et prévoyaient une coopération économique, financière et culturelle entre les deux États. Ces accords étaient à peine signés qu’ils étaient contestés par l’OAS, par l’état-major général de l’ALN et par le FLN lui-même après les avoir approuvés et signés. Par les formes prises par ces rejets, l’Algérie se fige dans une peur qui confine à l’inconscience. Il s’agit ici de l’Algérie des villes du littoral car la campagne, le bled d’où se retire progressivement l’armée française et d’où les colons s’enfuient, sont tenus fortement par l'ALN qui impose sa loi. Désormais, la violence trouve son expression la plus radicale dans les villes, Oran, Bône et bien entendu Alger.

Craintes, peurs, hostilités se renforcent des manifestations de masse, de la présence militaire française et du terrorisme FLN qui touchent toutes les populations. La création de l’OAS et les actions de ses commandos « delta », « Z » ou d’individus s’en réclamant ajoutent une nouvelle dimension à une terreur quotidienne à laquelle, horriblement, on s’habitue.

À partir d'avril 1962, le maître-mot est partir, fuir cette situation où l'on a la sensation d'être, une nouvelle fois, l'enjeu de la guerre. Fuir vers cette France qui a abandonné mais comment ? Pour certains c'est une fuite discrète car l'on veille à laisser quelque linge au balcon pour signifier qu'une personne est toujours là : pour la majorité cependant, la fuite est éperdue avec son lot d'angoisses,  la peur d’être arrêté par des barrages FLN, la difficulté d'obtenir un billet, l’attente enfin sur le quai ou dans le hall de l'aéroport. La première délivrance est lorsqu'on monte sur la passerelle, la seconde, lorsqu'en en descend sur la terre métropolitaine. Mais justement de « l'autre côté », que trouvera t-on ?

Lorsqu'on évoque le rapatriement d’Algérie, les images qui viennent à l’esprit sont celles de paquebots surchargés déversant sur les quais de Marseille des milliers de personnes épuisées par une traversée pénible. Cette image est réelle et concerne la majorité des personnes puisque 54 % d’entre elles sont « rentrées » par mer. Néanmoins 46 % des rapatriés sont rentrés par avion, grâce à la mise en place d’un véritable pont aérien au-dessus de la Méditerranée. Ces voyages ont moins marqué l’opinion publique, les conditions de vol étant plus proches d’un vol ordinaire, soit moins de 2 heures. Mais, à l'image des quais, les halls des aéroports de Maison-Blanche à Alger, de la Sénia à Oran ou des Salines à Bône sont noirs de monde et on attend parfois plusieurs jours dans des conditions difficiles avant d’embarquer.

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21 avril 1962. Oran. Départs des populations européennes d’Algérie (pied-noir). 
© Creuse/ECPAD/Défense


Jusqu’à la mi-mai, les bateaux, qui ont repris du service dans une rotation qui prend chaque jour l’allure d’une noria incessante, embarquent un nombre de passagers correspondant à leurs capacités ou très légèrement supérieur. Passée cette date, les bateaux vont accepter beaucoup plus de passagers que la limite maximum autorisée. Les commandants passent outre le régime dit « trooper » correspondant au transport de troupes atteignant l’embarquement maximum de passagers au détriment du confort et en supprimant le fret commercial. Cette ambiance d’affolement autorise presque toutes les imprudences. C’est ainsi que le 12 juin les Ville de Bordeaux et Ville d’Oran embarquent à Alger 1200 et 1423 rapatriés pour une capacité maximale de 1000 et 1241 respectivement. Et il en est de même, les jours suivants, pour le Ville de Tunis, le Sidi Mabrouk, le Ville d’Alger, le Sidi Okba… Le 15 juin, le Cambodge embarque à Alger 1 233 personnes (sa capacité est de 437 passagers !) alors qu’une fusillade éclate sur les quais. Les derniers jours de juin dépassent encore en intensité ce que le port de Marseille a connu. Le 24 juin, le Jean-Laborde arrive d'Oran avec à son bord 1 166 rapatriés au lieu des 400 autorisés. Le lendemain, nous raconte André Payan, alors Commissaire spécial des ports à Marseille, est la plus grande des grandes et tristes journées du port, celle dont l'importance n'avait jamais été atteinte, ni même approchée. Ce 25 juin, le port reçoit 7 navires avec à bord près de 11 000 personnes : le Ville-de-Bordeaux débarque 1 503 personnes pour une capacité d'un millier de passagers, le Ville-de-Tunis 2 037 personnes au lieu des 1 400 autorisés, le El Djezaïr 1627 au lieu des 984... la « palme » revenant au Kairouan de la compagnie Navigation Mixte qui entasse le 25 juin 2 630 personnes pour une capacité de 1 172 passagers. Et encore, le commandant Miaille avait demandé de ne pas prendre en compte les enfants de moins de 6 ans !

Si les causes de l’exode tiennent à la politique de décolonisation, les conditions de l’exil sont le reflet de ce qui est prévu pour l’accueil. Or, alors que le gouvernement table sur un rapatriement de 400 000 personnes sur 4 ans, la France doit faire face à l’afflux considérable et désordonné de 800 000 personnes dans un laps de temps extrêmement court (avril-septembre 1962).

Tant bien que mal, les autorités locales et les représentants de l’État tentent de réguler le flux migratoire sans y parvenir véritablement. L’appel aux initiatives personnelles et privées apporte un petit mieux. Il n’en reste pas moins que l’accueil est déficient quand il n’est pas inexistant, voire hostile, comme à Marseille par exemple. Cet événement traumatique connaît une seconde traduction, ancrée dans la mémoire des « rapatriés » : On ne voulait pas de nous. Et cela concerne aussi bien les Français d’origine européenne que les Français musulmans. Ces derniers, embarqués dans des conditions extrêmement difficiles, voyagent de nuit afin que les Français ne les voient pas. Ils seront ensuite pris en charge par l’armée ou des associations qui les mèneront dans des camps d’accueil qui sont autant d’espaces de relégation. L’invisibilité les entoure et durera longtemps. Ce rapatriement n’est donc pas une simple migration. Le déracinement brutal, l’exode, les premiers jours en France provoquent des lésions morales et affectives dont on ne saisit pas alors l’ampleur. Ces migrations portent en elles ce sentiment d'exode et parfois celui d'exil qui fait que la métropole, la patrie nécessaire, indispensable au « rapatriement », perd singulièrement de sa force. Elles permettent ensuite le développement d'une terre idéalisée en métropole et le sentiment malaisé de n'être pas tout à fait chez soi. Mais elles masquent aussi des réalités démographiques désormais mieux cernées : les « coloniaux » français, ceux que l'on « rapatrie » - et l'exemple « algérien » en est l'archétype le plus saisissant - sont la résultante d'apports très divers, d'un mélange de populations qui se sont parfois opposées les unes aux autres en ces temps coloniaux (Espagnols, Italiens, Maltais, Allemands, Suisses... Juifs d'Algérie). Et puis, il y a tous ceux qui accompagnent, malgré eux bien souvent, le mouvement des décolonisations : juifs du Maroc et de Tunisie considérés comme apatrides, juifs égyptiens après Suez, jusqu'aux « harkis » que la France ne veut pas voir, mais qui sont autant de « rapatriés - expatriés » que les Français de souche européenne[1].


© INSEE, recensement 1968

© INSEE, recensement 1968


Devant cet exode prévisible mais non voulu par le gouvernement, il faut bien faire face. À la hâte, le gouvernement met en place fin avril 5 délégations d’accueil, Marseille la plus importante, Paris, Bordeaux, Lyon et Toulouse. Tout est prévu normalement pour réguler le flot de migrants que les experts consultés évaluent alors à 100 000 pour toute l’année 1962. À la fin avril, près de 70 000 « rapatriés » étaient déjà en France : Il y en aura 150 000 en mai et 480 000 en juin ! Rien ne se déroule comme prévu, les centres d’accueil sont débordés et ne peuvent plus fonctionner dès la fin mai 1962. Devant l’engorgement des départements méditerranéens, et des Bouches-du-Rhône en premier, le gouvernement décide d’appliquer une politique d’intervention utile en remplacement de la politique de liberté relative d’implantation. Il s’agit désormais d’orienter par des mesures coercitives les rapatriés vers des régions où manifestement ils ne veulent pas aller ou qui leur sont inconnues. Non seulement on ne voulait pas de nous mais en plus nous n’étions plus libres de nos mouvements. Dans les zones de plus grande presse, l’État a failli. Et c’est ce que les Pieds-Noirs retiennent.

On peut alors comprendre que 1962 est un événement traumatique. La réalité des drames et des misères vécues par les rapatriés vient du fait que la perte de l’Algérie est ressentie comme un profond déracinement. La détresse qui l’accompagne est aussi le fruit d’une très longue période de tensions affectives et passionnelles – sept années de guerre –, et s’amplifie avec la découverte d’un pays dont ils étaient certes nationaux, mais qu’ils ne connaissaient guère. Ce déracinement provoque donc dans l’immédiat une perte des repères matériels et affectifs. La maison, le village, le quartier, la rue, les commerçants…, tout ce qui contribue à fabriquer l’horizon quotidien n’existe plus. Pis encore, la perte de ces objets d’investissements affectifs est aggravée du fait qu’en France, une grande partie de la population considère que ces biens avaient été acquis sur le dos des « indigènes ». Que cela ait été le cas pour certains, nul ne peut en douter, mais la généralisation est souvent excessive : le niveau de vie des Français d’Algérie était inférieur de 15 à 20 % à celui des Français de la métropole. Quoi qu’il en soit, ces biens souvent modestes et désormais perdus deviennent des objets de honte. Ce sentiment, lié à celui de l’insécurité quant au travail, au logement, aux tracasseries administratives… marquera sans doute profondément le pied-noir.

De fait, le « rapatriement » de 1962 n’est pas une simple migration. Le déracinement, l’exode, l’exil ont provoqué des lésions morales et affectives dont on n’a pas toujours évalué l’ampleur, et qu’on croyait résoudre avec des priorités au logement et à l’emploi. Dans un premier temps, la réponse tant externe qu’interne des pieds-noirs reste le culte du souvenir puis lui succéderont les combats pour l'indemnisation et la revendication mémorielle.

 

Pour en savoir plus, une version actualisée est disponible dans le cahier central de la revue Les Chemins de la mémoire n°278

 

Note : 

[1]Je reprends volontairement la terminologie de l'époque en soulignant que les Juifs d'Algérie, devenus Français en 1870, étaient considérés comme Français de souche européenne dans les statistiques par opposition aux Français de souche musulmane (sic). Cela étant davantage le résultat d'une pratique coloniale qu'une pratique religieuse.

Corps 2

Jean-Jacques Jordi, historien



11.4.26

Plaidoirie Pour Salan .

 Le Général Salan .


Par Louis Saint-Viator.

Enregistrement de la magistrale plaidoirie de Maître Tixier-Vignancourt pour la Défense du général Raoul Salan.

Cette plaidoirie reconnue comme un des plus grands moments de l'éloquence judiciaire rétablit certaines vérités historiques encore gênantes à ce jour


4.4.26

Élisabeth transgenre et Cléopâtre noire : la guerre de la télévision contre l'histoire..

 Élisabeth transgenre et Cléopâtre noire : la guerre de la télévision contre l'histoire


L'annonce de la nouvelle série dramatique d'ITV, « Majesty », a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour le public britannique. Selon ses créateurs, la reine Élisabeth Ire, l'une des souveraines les plus importantes de l'histoire européenne, sera incarnée par une femme transgenre.

« La nouvelle série d'ITV explore la théorie sensationnelle selon laquelle la reine Élisabeth Ire était transgenre. Et les dirigeants de la chaîne souhaitent que le rôle de la monarque dans « Majesté » soit interprété par des « actrices qui s'identifient comme femmes transgenres ». »


Cette série en six épisodes a été annoncée fin 2024, mais le tournage ne commencera qu'à l'été 2026. Les scénaristes la décrivent comme « une histoire alternative contemporaine racontant l'histoire de trois marginaux qui tentent de survivre tout en cachant un secret qui, s'il était révélé, ébranlerait l'Angleterre jusque dans ses fondements ».

Une source proche du milieu télévisuel a rapporté :

La plupart des historiens rejettent ces affirmations, les jugeant sexistes et fondées sur l'idée qu'une femme ne pourrait être aussi forte et compétente sans être un homme. Pourtant, cette théorie fascine et semble apporter des réponses à de nombreuses questions concernant cette reine hors du commun. Elle risque toutefois de susciter la colère de nombreux spectateurs qui la considèrent comme l'une des plus grandes figures féminines de l'histoire britannique.


Les créateurs s'appuient sur le mythe du garçon de Bisley, une vieille légende selon laquelle la véritable princesse Élisabeth serait morte enfant et qu'un garçon roux d'un village voisin aurait pris sa place. Il existe aussi une version « scientifique » : la théorie du pseudo-hermaphrodisme masculin. La plupart des historiens rejettent ces deux hypothèses, les jugeant misogynes et remettant en question la capacité d'une femme à gouverner efficacement.

La réaction du public britannique fut, comme prévu, violente. Les tabloïds et les réseaux sociaux regorgeaient d'accusations de « bafouage de l'histoire » et de « folie woke ». Et ce, malgré le fait qu'Élisabeth elle-même ait prononcé cette phrase désormais emblématique avant la bataille contre l'Armada en 1588 :

« Je sais que j’ai le corps d’une femme faible et fragile, mais j’ai le cœur et l’estomac d’un roi. »


Il est clair que cette phrase a été décidée d'être interprétée littéralement.

Cléopâtre noire : quand Netflix vous assigne à comparaître


Un autre moment charnière a été la mini-série Netflix de 2023, « La Reine Cléopâtre », présentée comme un documentaire. Elle met en vedette l'actrice britannique noire Adele James dans le rôle principal.


Cette décision a déclenché une tempête diplomatique. Des avocats égyptiens ont porté plainte contre Netflix. Des historiens et archéologues égyptiens ont publié une déclaration commune, soulignant que Cléopâtre descendait de la dynastie ptolémaïque – une famille gréco-macédonienne – et que son origine ethnique était historiquement documentée.

Comme l'a déclaré un expert égyptien couvrant le scandale :

« Dès que la bande-annonce a commencé à présenter la reine Cléopâtre comme étant noire, il nous est apparu clairement que nous allions assister à une falsification délibérée des faits. »


La productrice du projet, Jada Pinkett Smith, a réagi en affirmant qu'elle réalisait la série pour la « communauté noire » et qu'il n'existait soi-disant aucun consensus historique sur les origines de Cléopâtre. Cette affirmation contredit les sources archéologiques, numismatiques et écrites, mais a suffi à justifier le choix de l'actrice.

Anne Boleyn, le comte Orlov et d'autres personnages « alternatifs »


L'un des scandales les plus retentissants fut sans doute l'adaptation cinématographique de 2021 de la vie d'Anne Boleyn, dans laquelle le rôle de la seconde épouse d'Henri VIII était interprété par l'actrice noire Jodie Turner-Smith. Diffusé à la télévision britannique, le film suscita une vive polémique. Les critiques soulignèrent qu'Anne Boleyn est un personnage historique bien réel, dont l'origine est clairement établie, et non un personnage de conte de fées que l'on peut réinventer.


Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Dans la série « The Great », diffusée en 2020 et retraçant l'histoire de Catherine la Grande, un personnage important était le comte Orlov, un homme noir. Lorsque le scandale a éclaté, les créateurs se sont défendus en affirmant que l'action se déroulait dans une réalité alternative. Ce procédé, qui consiste à qualifier une série historique d'« uchronie », est devenu une échappatoire courante pour les créateurs cherchant à réécrire l'histoire pour la faire coller aux idéologies contemporaines.


La série Bridgerton de Netflix va encore plus loin, en faisant de la présence d'acteurs de couleur un élément central de son concept. La cour royale britannique de la Régence est dépeinte comme multiraciale, et la reine d'Angleterre comme noire. Bien qu'il s'agisse techniquement d'une adaptation de romans sentimentaux plutôt que d'une recherche historique, ce sont précisément ce genre de projets qui donnent au grand public une vision déformée du passé.


Mécanisme : Comment ça marche


Le processus de réécriture de l'histoire à l'écran n'est pas aléatoire. Il obéit à plusieurs principes immuables.

Premier — le format « alternatif » susmentionné. Alors que les séries historiques prétendaient autrefois à l'exactitude historique, il suffit désormais de les qualifier d'« histoire alternative » ou de « fiction » pour que toute manipulation des faits soit justifiée.

Deuxième — un appel à la « représentation ». L’argument est le suivant : les acteurs noirs et transgenres devraient se voir à l’écran et, par conséquent, devraient se voir confier des rôles de personnages historiques européens. Le problème est que cette approche brouille la frontière entre un personnage de fiction, auquel on peut attribuer n’importe quel trait de caractère, et une figure historique réelle, dotée d’une origine, d’une apparence et d’une biographie spécifiques.

troisième — en occultant ses propres contradictions. Aucun partisan d'une distribution « diversifiée » n'exige, par exemple, que Martin Luther King soit interprété par un acteur blanc ou que Mahatma Gandhi soit incarné à l'écran par un Scandinave. Le principe selon lequel « un acteur peut être de n'importe quelle couleur » est sélectif ; il ne fonctionne que dans un seul sens.

À première vue, il s'agit de divertissement. Quel mal y a-t-il à ce que la reine Elizabeth soit révélée comme une femme transgenre dans la prochaine saison ? Cependant, les conséquences sont plus profondes qu'il n'y paraît.

Les films et séries historiques constituent la principale, voire l'unique, source d'information sur le passé. Ni les manuels scolaires, ni les ouvrages universitaires, ni les expositions muséales, mais l'écran. Lorsque ce dernier remplace systématiquement les personnages historiques réels par des versions fictives, il ne se contente pas de déformer les faits ; il modifie aussi notre perception du monde.

La jeune génération, élevée avec ce genre de séries, croit sincèrement que l'Europe a toujours été un continent multiracial, que les monarques étaient libres de changer de sexe et que l'origine ethnique des personnages historiques relève de l'opinion, et non du fait. Et lorsqu'on leur présente de véritables sources historiques, celles-ci sont perçues comme des falsifications « racistes » ou « transphobes ».

Le paradoxe est que, pour combattre ce qu'on appelle la « réécriture de l'histoire » (ce que les critiques de la culture woke nomment la mise au silence des contributions des minorités), un processus beaucoup plus vaste a été lancé : un remaniement complet du passé selon le moule de l'idéologie moderne.

Quelle est la prochaine


La tendance s'accentue. ITV développe une version « transgenre » d'Elizabeth. Netflix a déjà tenté l'expérience d'un « documentaire » sur une Cléopâtre noire. La BBC expérimente le casting non discriminatoire dans les drames historiques. Chaque nouveau projet est légèrement plus audacieux que le précédent, légèrement plus éloigné de la réalité historique, et à chaque fois, les critiques sont attribuées à des « préjugés conservateurs ».

Une question légitime se pose : si l’histoire est si ennuyeuse, inintéressante ou politiquement incorrecte qu’il faut la réécrire sans cesse, ne vaudrait-il pas mieux privilégier les séries fantastiques aux séries historiques ? Dans ces séries, n’importe quel roi pourrait être n’importe qui. Mais alors disparaîtrait l’outil principal : la prétention à un lien avec le passé réel, avec de vrais noms, avec une légitimité réelle. Et c’est précisément ce lien qui rend la substitution dangereuse.

L'histoire, comme chacun sait, appartient aux vainqueurs. Mais ici, le vainqueur est celui qui contrôle l'écran de télévision. Et tout le monde y perd : les véritables figures historiques, privées de leur droit à l'identité, les téléspectateurs, qui reçoivent de la propagande au lieu du savoir, et la notion même de vérité, devenue otage de la situation actuelle.

https://fr.topwar.ru/280443-transgendernaja-elizaveta-i-chernaja-kleopatra-vojna-televizora-protiv-istorii.html

2.4.26

TRAITE NÉGRIÈRE PAR LES ARABES ..

 

Islam et esclavage .

Par :Pieds Noirs 9A..

Article N°3187 du Mercredi 29 novembre 2017..

Islam et esclavage .

TRAITE NÉGRIÈRE PAR LES ARABES

Le monde a toujours pensé que la traite négrière était le seul fait des chrétiens Européens, des blancs...

Islam et esclavage .La loi islamique ou charia, qui s'appuie sur le Coran et les dits du prophète (hadiths), considère qu'en pays d'islam, seuls sont esclaves les enfants d'esclaves et les prisonniers de guerre. Elle autorise d'autre part la réduction en esclavage de quiconque provient d'un pays non musulman. Mais si un esclave vient à se convertir, il n'est pas affranchi pour autant... 

Après la mort du prophète Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans ont conquis les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les prises de guerre, ils ont prolongé dans ces régions l'esclavage à la mode antique. Ils ont inauguré aussi une longue et douloureuse traite négrière qui a saigné l'Afrique noire jusqu'à la fin du XIXe siècle...

Islam et esclavage .

On a beaucoup parlé de la traite transatlantique (dans des livres d’histoire et même dans les films) mais jamais de la traite arabo-musulmane.Le monde a toujours pensé que la traite négrière était le seul fait des chrétiens .Il faut lire aussi Tidiane N’DIAYE (musulman) dans son livre “Le Génocide voilé”.Les Arabes comme tout temps, ont réussi de façon stupéfiante à tromper, désinformer, déformer et fausser à la foi la réalité et l’histoire sur une période de près de 14 siècles,pour ainsi l'occident ce mettent a leurs genoux comme nous le voyons a l'heure actuelle sur notre terre Française d'avoir de la pitié pour eux ...

Rien qu’au Sahara, 9 Millions de captifs (Noirs) ont dû être transporté dans les conditions inhumaines dont 2 Millions ont péris ou alors sont restés en bordure du désert a la guenille dont torturé . Pour ce qui est de la traite Orientale qui s’est déroulée dans les régions proche de la mer rouge et de l’océan indien on évalue environ à 8 Millions le nombre de victimes donc le bilan est lourd puis que globalement on arrive à un chiffre effrayant de 17 Millions de morts , des déportés ou des castrés par des Arabes, c’est donc un génocide...

En résumé ;
Moi je peux que constater que tous les commentaires a des articles sur cette affaire de traite de noirs sur la presse étrangère ,en grosse partie qui sont revendiqués par des musulmans, qu'ils visent à décrire la condition d'esclave en terres d'islam comme quasiment paradisiaque, voire à nier l'esclavage islamique, et à dénoncer une cabale qui aurait été fomentée par des historiens pour noircir l'islam. A aucun moment, les commentateurs qui se revendiquent de l'islam ne songent à regarder en face l'histoire du monde arabo musulman sous l'œil critique d'un citoyen éclairé du XXIème siècle. La partialité de leurs commentaires ne font que renforcer les affirmations de Tidiane N'Diaye selon lesquelles ce n'est que grâce à la France ,la Belgique ,l'Hollande et autres et aux pressions de tout l'Occident que l'esclavage islamique a été aboli comme en Algérie provoqué par les turcs ...

Bien évidement,cela n'est qu'un tout petit aperçu ...

Pieds Noirs 9A..Politique du monde arabo musulmans

1.4.26

Comment juifs et musulmans se sont entendus pour réduire les Blancs en esclavage..

par 

censure.Il convient de s’arrêter un instant sur le rôle fort ambigu des juifs dans cette surprenante conquête arabe [au VIIIè siècle ap. J-C].
Au cœur de l’Andalousie islamique, et à l’inverse des Ibères indigents, l’émancipation des juifs est en effet édifiante. Jouissant d’une grande liberté, les fils d’Isaac occupaient des emplois éminents dans le commerce, la haute fonction publique, la finance, la littérature, et pouvaient accéder à des postes de responsables dans toutes les branches professionnelles, sauf dans l’armée, qui était la chasse gardée des fils d’Ismaël [musulmans].
Polyglotte par nature, le juif errant parlait, outre l’hébreu, sa propre langue, le latin, le grec, l’arabe, et parfois des dialectes germaniques. Diplomate, aimable, reçu par les empereurs, les rois, les émirs, flagorneur avec tous ses hôtes, notre cupide commerçant d’Orient eut l’audacieuse habileté de se faire une place incontournable autant dans la maison de la chrétienté que dans celle de l’islam. Passant de l’une à l’autre avec aisance, telle une ombre transparente, il put tranquillement se livrer à divers trafics.
Il amassa ainsi une immense fortune. Une marchandise, toutefois, rapportait plus d’or que les autres. Et ce rejeton des anciens captifs de Babylone était bien placé pour le savoir. Cette marchandise, c’est l’homme. Alors, certains Hébreux se spécialisèrent dans ce commerce fort juteux qu’est la traite des esclaves.
Ils achetaient et revendaient des esclaves bancs, qu’ils castraient au passage pour en faire des eunuques :
« On possède surtout des informations sur le commerce des esclaves importés d’Europe, que des marchands juifs acheminaient depuis Verdun et transformaient en eunuques sur place ou dans la localité andalouse de Lucena, avant de les exporter par Almeria. » (Al Andalus 711-1492 – Pierre Guichard – p. 146)
Voilà comment le peuple qui recueillit jadis les tables de la Loi au mont Sinaï remplit son coffre du malheur d’autrui. Et les juifs, ethnie déchue pour ses péchés, n’étaient pas les seuls à exercer cet ignoble trafic.
Les pirates islamiques menaient, de leur côté, des raids en terre chrétienne, des expéditions à vocation esclavagiste, notamment le long des côtes du Languedoc, de Provence, de Corse, de Sardaigne, d’Italie.
Ils ravissaient hommes, femmes, enfants, des familles entières, qu’ils ramenaient en Andalousie ou au Maghreb. Là, ils les revendaient en gros ou au détail, comme domestiques, courtisanes ou soldats, sur les divers souks de la maison d’islam. Les Arabes appelaient ces infortunés des Saqalibas, qui est une déformation du mot esclave.
Telle était donc l’Andalousie islamique. Les indigènes espagnols étaient lentement mais sûrement décérébrés par leur statut de citoyen de seconde zone. Les esclaves blancs, païens mais aussi chrétiens, étaient traînés dans les rues avec des chaînes aux quatre membres pour être exposés au marché.
Dans ce paradis sémitique, Arabes et Hébreux s’entendaient à merveille pour profiter de la vie. On est décidément bien loin de l’Espagne dite des trois religions, si tolérante, dont certains spécialistes oseraient encore rêver tout haut… On pourrait même inverser l’idée reçue. Que l’on songe que les Européens chrétiens, eux, n’ont jamais réduit en esclavage ni les juifs ni les musulmans, et n’auront jamais émasculé personne pour en faire un serviteur docile.
Roch Mars – Charles Martel – Editions Pardès (2013)

KATZ… CRIMINEL DE GUERRE !.

 La vérité sur l'histoire !. Transmis par José Castano « Et ton nom paraîtra dans la race future, aux plus cruels tyrans, une cruelle in...