13.11.25

POLITIQUE (Documentaire )

L'AFFAIRE DREYFUS  

Tout savoir sur l'affaire Dreyfus

Crise politique majeure sous la IIIème République, l'affaire Dreyfus implique un officier français de confession juive dans une histoire d'espionnage. Alimentant divers rebondissements, "l'Affaire" va scinder la France entre "dreyfusards" et "antidreyfusards" pendant plusieurs années.

CONTEXTE HISTORIQUE

La IIIème République, qui a déjà vingt-quatre ans en 1894, affronte crises politiques (le boulangisme, le scandale du canal de Panama...) et instabilités gouvernementales et présidentielles, auxquelles s'ajoute le traumatisme de l'annexion de l'Alsace et de la Moselle par l'Allemagne (1871) qui alimente les nationalismes les plus extrêmes. En effet, le nationalisme et l'antisémitisme évoluent de manière virulente et sont attisés par une presse influente, libre de diffuser n'importe quelle information.

L'armée connaît par ailleurs des mutations profondes. Dans un souci de démocratisation, arrivent des polytechniciens, perçus comme des concurrents aux officiers sortis de Saint-Cyr. Et, dans un souci de modernisation, apparait l'activité organisée de contre-espionnage, au travers de la Section de Statistiques, qui consiste à récupérer des renseignements et à intoxiquer l'ennemi potentiel avec de fausses informations.

LES FAITS

En septembre 1894, une lettre est rapportée à la Section de Statistiques  par "voie ordinaire" (c'est-à-dire  ramassée dans les corbeilles de l'ambassade d'Allemagne à Paris). Partiellement déchirée, non datée et non signée, elle est adressée à l'attaché militaire allemand en poste à l'ambassade d'Allemagne, Max von Schwartkoppen ; elle laisse alors entendre qu'un officier français lui livre des renseignements.

Le capitaine Alfred Dreyfus, polytechnicien et artilleur de confession juive, est immédiatement soupçonné sur la base d'une ressemblance d'écriture. Bien que l'auteur du "bordereau" ait écrit qu'il allait "partir en manoeuvre" - ce qui n'était pas le cas du capitaine - la mécanique accusatoire se met en oeuvre.

Il est convoqué sans motif le 15 octobre 1894 au ministère de la Guerre où il est soumis à une dictée. Protestant de son innocence, il est incarcéré à la prison du Cherche-Midi à Paris, alors qu'une perquisition est effectuée à son domicile.

Afin de confondre le capitaine, une comparaison des écritures est réalisée. Le commandant Paty de Clam, pourtant néophyte en matière d'expertise graphologique, conclut dans un rapport du 31 octobre 1894, remis au général Mercier, ministre de la Guerre, qu'en dépit de quelques dissemblances, les ressemblances sont suffisantes pour justifier une enquête. Toutefois, Gobert, expert près la Banque de France, convoqué personnellement par le ministre, décèle de nombreuses divergences

Bonne écoute ..

 Attention :Vidéo longue


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

C’était un… 20 janvier..

•  288   : mort de  Saint Sébastien , martyr. Né à Narbonne et renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin...